Le SISPOO demande à tout ses membres de participer aux différentes réunions d’information portant sur le travail temporaire et le transfert des travailleurs au sein des entreprises utilisatrices.
URGENT : un accord Administration – CNR – SISPOO, vient d’être signé ce 14/02/17 à 22h et met fin à la grève déclenchée le 07/02/17. Les champs Espoir et Baobab reprennent la production de gaz et de pétrole brut
URGENT : Le SISPOO remercie le MEPS, la MPEDER et CNR pour leurs actions constructives dans la resolution de cette crise
URGENT : Le SISPOO félicite ses membres pour leur sens aiguë de la responsabilité citoyenne

Côte d’Ivoire: Pour non respect du code du travail ivoirien, la grève se poursuit sur les sites pétroliers du canadien CNR

© Koaci.com- Dimanche 12 Février 2017 – Un mouvement de grève Rechercher grève entamé depuis mercredi se poursuit sur l’ensemble des installations pétrolières de l’entreprise Canadian Natural Ressources Rechercher Canadian Natural Ressources (CNR International Cote d’Ivoire).

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Côte d'Ivoire: Pour non respect du code du travail ivoirien, la grève se poursuit sur les sites pétroliers du canadien CNR

En effet, KOACI.COM apprend du responsable du Syndicat Ivoirien du Secteur Pétrolier Offshore & Onshore (SISPOO),  à l’origine du mouvement social, que les directions de cette succursale de l’entreprise Canadienne CNRI et de ses sous-traitants refusent de respecter les dispositions du code du travail ivoirien en ne se conformant pas à l’injonction du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale (MEPS) notamment au niveau du travail temporaire.

Imrana Konaté explique, à travers une déclaration transmise, que  les champs pétroliers Espoir et Baobab, produisant globalement un peu plus de 45000 barils/jours (pétrole + Gaz estimé en barils de pétrole), ont arrêté toute production depuis la nuit du 07 au 08 Février dernier.

Le syndicat dénonce si des pratiques de CNR et ses sous-traitants qui consistent à faire travailler pendant des années, parfois plus de 10 ans, des jeunes ivoiriens à travers des agences de placement et de travail temporaire sans jamais les embaucher directement.

“En plus d’un (1) an, ni CNR, ni ses sous-traitants, n’ont daigné se conformer aux injonctions de l’administration ivoirienne. Parfois, prétextant du fait que CNR est une multinationale. Dans un contexte de mondialisation, nous aimerions que CNR , tout en opérant en Cote d’Ivoire, comprenne qu’il n’est pas juste de priver les travailleurs ivoiriens de l’essence de leur législation du travail qui, dans n’importe quel pays du monde, est une source de protection sociale.” explique Imrana Konaté.

Imrana Konaté précise par ailleurs que le Ministre de l’Emploi et de la Protection sociale (MEPS), au vu des différents rapports de ses services techniques, a adressé une série de courriers à CNR et à ses sous-traitants (voir photo 2).

Toujours selon le responsable du syndicat, dans ces courriers, conformément à la législation ivoirienne, le MEPS a demandé aux entreprises concernées la mise en place de Contrat de Travail à Durée Indéterminée pour les uns et la réintégration au sein des effectifs pour les autres.

Le syndicat s’indigne du fait qu’une décision d’un ministre de la République de Côte d’Ivoire “soit autant mise à
mal par une entreprise fusse-t-elle une multinationale”, interpelle les autorités et “condamne avec la dernière énergie les pratiques obscures du secteur pétrolier ivoirien entrainant de plus en plus la précarisation de l’emploi pour les jeunes ivoiriens. Pratique allant à l’encontre de la politique d’emploi jeune prôner par le Président de la République.” comme relevé.

Amy Touré, Abidjan

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